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09 avril 2017

Noblesse is business – Collectif avec Serge Quoidbach – Nicolas Keszei et Michel Lauwers – Editions Racine – 181 pages – Avril 2017

Noblesse is business.jpgAnoblie en 1921, la famille Lippens a reçu le titre de comte en 1936. Un titre porté par l’aîné de la famille et qui se transmet de façon héréditaire par ordre de primogéniture mâle…

Alors, se voyant approcher par un ancien chef de cabinet du Premier ministre et s’entendre dire que la Commission d’avis, à l’unanimité des membres francophones et néerlandophones, pensait à lui pour le titre de comte… Maurice Lippens, le cadet de Léopold, fronça les sourcils…

Dans ce monde, Monsieur, on connait les us et coutumes… Les requins rôdent et il va falloir bien ouvrir l’œil… Bien lui en pris…

Contre toute attente, lorsque Maurice rencontre le chef de cabinet du Roi, et que Jacques van Ypersele de Strihou, tout-puissant chef à la cour…lui annonce qu’il a une bonne nouvelle… Lippens demande à réfléchir… Le piège est là.

De sa plus belle plume Maurice Lippens écrit…

A la lecture de la lettre envoyée par le futur « récipiendaire » les murs du palais ont tremblé et l’on raconte que le chef de cabinet de Baudouin en a pris pour son grade. « Je suis ridicule et Lippens a raison », tance le Roi… Mais dans ce monde feutré, si l’affaire n’a pas fait grand bruit, elle a quand même entraîné quelque démission…

 

Mais plongeons-nous dans les pages de ce nouvel ouvrage « Noblesse is business », d’autant qu’après les avoir côtoyé dans ce grand village de la côte belge et les avoir croisés dans cette emblématique librairie Corman au Zoute, je peux mieux apprécier la justesse du travail des trois auteurs.

 

Le vrai, le parfait représentant de cette noblesse historique, là où le sang bleu coule (de source) dans les veines, se contentera d’un franc regard dans vos yeux et d’une brève inclinaison de la tête.

Le tout frais, le nouveau parvenu vous tapera sur l’épaule… avec verbiage… le pauvre…

Le regard de monsieur le Comte en dit long… P(r)ince sans rire…

« Vous vous rendez-compte, pour nous, en anoblissant un Eddy Merckx ou une Annie Cordy, c’est un non-événement… Ces anoblissements sont à mettre dans le même panier qu’une Légion d’honneur… »

 

Comme le Testament, il y a l’ancien et le nouveau…

Et l’entente entre les membres de la noblesse traditionnelle et les anoblis n’est pas toujours au beau fixe.

Il y a les vieilles familles, le doigt sur la couture du pantalon, le verbe léché, le mot juste, jamais plus haut qu’un autre. Parfois le vêtement élimé ou dépareillé « emprunté » au vestiaire de l’association venant en aide – discrète - aux plus démunis… Et il y a les petits nouveaux, hommes d’affaires nerveux, le poing serré, prêts à taper sur la table…

« Mais dans quel monde vivons-nous…Nous qui faisons partie d’une catégorie à part, sûre d’elle, et qui considère souvent les nouveaux venus comme des parvenus… Des mal venus. »

 

Mais l’argent coule toujours, géré par de puissants administrateurs dans ces sociétés anonymes, multinationales…

 

Mais pour en découvrir d’avantage lisez d’abord JEAN DE LA FONTAINE : "LE LOUP, LA CHEVRE ET LE CHEVREAU"… Certain noble, biquet soupçonneux, vous regardera par la fente de son association et vous dira :
«Montrez-moi patte blanche, ou je n'ouvrirai point »,…

Allez ! Chacun chez soi !

Chez nous Môsieu, on ne mélange pas les torchons avec les serviettes…

 

Une vaste enquête au coeur du patrimoine et des réseaux de la noblesse belge. Les nobles belges dont les familles Spoelberch, Janssen et Lhoist auxquelles s'ajoutent chaque année de nouveaux anoblis choisis par le roi, sont bien ancrés dans l'économie du royaume. Administrateurs de sociétés, propriétaires de château, rentiers ou hommes d'affaires, ils font partie des plus grosses entreprises

13:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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