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18 avril 2017

Bobby Beausoleil et autres anges cruels – Fabrice Gaignault – éditions Séguier – 225 pages – Avril 2017

Bobby.jpgSon ombre plane sur l’univers de la musique…

Dans son excellent almanach " POP ROCK ", Eric Laforge aurait pu l’y faire figurer si… l’impensable ne s’était pas produit !

Mais au vu des événements, ne nous étonnons pas non plus que Brice Depasse l’ait laissé hors page de " LA STORY – Le meilleur de la légende " !

Et pourtant…

Pour nous éclairer, un excellent ouvrage vient de paraître aux éditions Séguier sous la plume de Fabrice Gaignault et nous relate le parcours de ce guitariste californien, Bobby Beausoleil. L’homme qui côtoya les étoiles montantes et s’y brûla les ailes…

Dès son plus jeune âge, Robert Kenneth Beausoleil (Bobby) montre un intérêt pour la musique, notamment pour le « rhythm and blues », et apprend à jouer de la guitare. Adolescent rebelle, il abandonne l'école à l'âge de seize ans, quitte peu après le domicile familial et part vivre à Los Angeles puis à San Francisco.

Au milieu des années 60, au début du mouvement hippie, Bobby devient le guitariste de divers groupes de rock (dont le groupe Love d'Arthur Lee) et devient un consommateur de plus en plus régulier de marijuana et de LSD.

En 1966, il rencontre le pape du cinéma underground Kenneth Anger avec lequel il travaille sur le film Lucifer Rising. Beausoleil joue dans le film le rôle de Lucifer et compose la bande-son. Peu de temps après, il aurait rencontré par hasard Charles Manson et sa « famille » dans la Vallée de la mort, où sa voiture était tombé en panne.

Les portes de l’enfer s’entrouvrent…

Bobby sombrera dans l’impensable… et tuera.

Dix jours après le meurtre, Bobby Beausoleil est arrêté près de San Luis Obispo (CA), conduisant sans son permis de conduire la voiture de Gary Hinman qui contenait toujours l'arme du crime, un couteau Bowie mexicain.

C’est une bien sombre légende qui commence….

Heureusement, « la littérature est là pour réécrire l’histoire comme elle l’entend, sinon cette histoire serait ennuyeuse, la vérité étant plus plate que le demi-mensonge qui seul peut la rendre grande » (Fabrice Gaugnault)

Les anciens prétendent que « si vous vous souvenez des années 1960, c’est que vous n’y étiez pas ». Mais Bobby s’en souvenait, parce que c’étaient les derniers moments heureux de sa vie, et peut-être les seuls… il menait une existence de ménestrel cool où la règle appliquée était de ne pas en avoir…

 

Dans le long labyrinthe des prisons américaines, dans ce chaos hérissé de tessons de verre aux ramifications secrètes aussi inquiétantes que déroutantes, le Fantôme compose toujours…

 

A 13 ans, je m’en souviens écrit dans sa préface Fabrice Gaignault, j’étais tombé sur un numéro de Rock & Folk avec Crosby, Stills & Nash en couverture…

Voilà comment l’on plonge dedans !

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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