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25 avril 2017

Une gloire pour deux – Michèle Dassas – éditions Marivole – 243 pages – Février 2017

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L’une est célèbre et un peu oubliée…

L’autre sera blessée par la vindicte populaire mais sera, bien plus tard, heureusement reconnue pour ses faits de bravoure…

Si l’oubli est un avant-goût de la tombe… la nostalgie d’une vie passée égaye les vieilles chaumières… où ne battent plus que les vieux cœurs usés.

 

Qui se souvient encore de Madeleine Sologne ? Son nom n'évoque souvent qu'un arrêt de train à la gare de La Ferté-Saint-Aubin devant l'espace baptisé en son honneur. Et pourtant, en 1943, elle connut la gloire aux côtés de Jean Marais dans l'éternel Retour de Jean Cocteau. Le couple mythique symbolisait alors la Résistance face à l'occupant. Adulée par toute une jeunesse qui imita sa coiffure, longue mèche blonde tombant sur le front, Madeleine Sologne gagnait sa place dans la famille des grandes actrices. Elle était à l'apogée de sa carrière. Ainsi se trouvait réalisée la prophétie qu'un baladin avait faite, quelque vingt ans auparavant, à la jeune Madeleine et à son amie d'enfance, Renée. Si cette dernière, pourtant talentueuse et animée de rêves, allait suivre une voie toute différente, semée d'embûches, chacune devait savourer un jour, à sa façon, son « heure de gloire ».

Deux parcours de femmes aux fortes personnalités, aux destins à la fois divergents et entremêlés, indissociables...

Une réflexion sur le bonheur et la renommée, sur la vanité des entreprises humaines et le temps qui passe et efface, telle une puissante vague, les mots gravés sur le sable...

 

L’auteure, Michèle Dassas, nous plonge dans cette époque de fin de conflit où les joies de la délivrance du joug de l’oppresseur se mêlent aux combats de toute une population qui doit se reconstruire une place dans la société. Les étoiles qui avaient tant brillé en pleine période de ténèbres, devaient à présent se faire plus discrètes et attendre que tout se calme…

Les traces de la guerre peuvent s’effacer des façades des maisons.

Les morsures d’une langue de vipère n’ont que le baume du regard de l’enfant pour cicatriser le cœur meurtri…

 

Un récit touchant auréolé d’une écriture bien maîtrisée.

16:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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