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03 mai 2017

Justine et les « gueules cassées » - Christian Osterbosch – Éditions Dricot – 370 pages – Février 2017

Justine et les gueules cassées.jpgC’était le quatre août de 1914.

Sur la route venant de la Barrière de Champlon, on vit arriver les premiers uhlans avec leur lance de trois mètres et leur arrogance légendaire. C’était un groupe de 25 cavaliers commandés par un maréchal de logis.

Le caporal dégaina son sabre et se dirigea vers Justine…

Un cri suraigu…

Et le cavalier fut précipité au sol pendant que le reste de la troupe fuyait en débandade.

 

Après la bataille de Haelen, deux hussards de la garde ont voulu s’attaquer à une équipe d’ambulanciers… Justine réussit aussi à les mettre en déroute.

 

La Panne, hôpital de l’Océan…

Son « truc » fonctionnait-il aussi avec les hommes ?

Le sous-lieutenant Ferry de la Motte fût payé pour le savoir…

 

Quand la Dame présenta Justine au chef de service, le professeur Depage regarda Justine avec attention…

Depage ne riait plus. Comment une gamine de seize ans pouvait-elle être compétente en salle d’opération alors qu’il avait tant de difficultés avec les infirmières diplômées ?

Cinq batailles à son actif. Liège, Herstal… La lettre du capitaine Lafineur du 12 de ligne s’agitait dans les doigts du professeur.

 

Bistouri ! écarteur… Pince à viscères.

Le chirurgien coupa l’appendice entre deux pinces et le jeta sur la table.

La jeune fille avait été invitée à suturer… et… ce qu’il vit le laissa pantois…

C’était vrai, Justine avait les mains fines et d’une dextérité invraisemblable. Elle posait le point puis nouait le fil d’un seul doigt…

 

Octobre 1922, forêt de Freyer.

Les feuilles mortes crissent sous les pas de Justine, récemment médecin, et de Werner, son époux, médecin également.

Au détour d’un chemin surgit un homme…

 

L’auteur, Christian Oosterbosch, docteur en médecine met en scène une jeune fille douée de facultés hors du commun. D’une écriture coulant au rythme palpitant des faits de l’Histoire, il nous fait découvrir la « sale guerre » et le travail des troupes médicales à l’arrière des champs de batailles ensanglantés.

Sur la couverture pourtant attirante, une seconde partie de titre, « gueules cassées », ne semble pas en adéquation avec les 300 premières pages. Que dire d’une malheureuse 4e de couverture qui ne présente pas ce bel ouvrage sous son meilleur jour.

Une lecture passionnante.

 

Justine Reine Elisabeth.jpg

15:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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