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08 mai 2017

Le retour de Jules – Didier van Cauwelaert – Albin Michel – 166 pages – Mai 2017

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Que peut-on attendre d'un écrivain au bout de trente-cinq ans d’une carrière couronnée par de multiples prix, dont les plus prestigieux : le Prix Goncourt et le Grand Prix du Théâtre de l'Académie Française ?

A moins que la bonne question ne soit : qu'est-on en droit d'attendre et/ou d'exiger d'un écrivain après plus de trois décennies de création ?

De l'étonnement, du plaisir, retrouver ce qui nous a plu dans tous les ouvrages précédents, mais également être surpris, avoir l'impression de découvrir de nouvelles choses !

 

Comme à son habitude, depuis quelques années, c'est au printemps que Didier van Cauwelaert livre à ses fidèles lecteurs son dernier opus. Une histoire inédite, de nouveaux personnages portant ces thématiques qui lui sont si chères : le questionnement de l'identité, les animaux et leurs pouvoirs, les vieilles voitures, les écrivains,..

Pour la première fois, il apporte une suite à l'un de ses romans destinés aux adultes. Certes, il y a eu la trilogie de Thomas Drimm, mais celle-ci était destinée à un public plus jeune.


En effet, en 2015, il nous avait proposé de découvrir Jules, un chien guide d’aveugle, et Alice sa maîtresse en passe de recouvrer la vue grâce à une greffe de la cornée. Suite à la réussite de l'opération, Jules s'en était retrouvé bouleversé et il était arrivé une série de rebondissements finissant par sceller une relation amoureuse entre Alice et Zibal, cet homme au parcours particulier rencontré à l'aéroport d'Orly.

« Le retour de Jules » s'ouvre dans la suite directe de « Jules ». Nous retrouvons Jules au moment exact où s'achevait ce que l'on doit considérer à présent comme un premier tome. Dans ce nouvel opus, Didier van Cauwelaert nous replonge dans les pattes de ce chien qui, après avoir guidé durant des années Alice, avoir par la suite relancé Zibal dans la course de la vie, est à présent en chasse d'une nouvelle personne à aider.
A travers ses mots, l’auteur nous montre combien il sait créer des personnages touchants et attachants pour lesquels il n'est pas compliqué d'éprouver une certaine empathie.

 

Lorsqu’un écrivain prend la décision de reprendre l'un de ses récits et d'en faire une suite, on peut se demander si celui-ci n'a pas fait le choix de la facilité ou s’il n'est pas victime d'une baisse d'imagination.
A ceux qui penseraient cela pour « Le retour de Jules », je les rassure. Ce n'est à mes yeux ni le choix de la facilité, ni la panne d'inspiration, mais bien l'envie de partager avec nous le fait que ces personnages (Jules, Alice, Zibal,..) ont continué à vivre dans les pensées de Didier van Cauwelaert, au-delà de l'écriture de « Jules ».


L’auteur offre un récit drôle, touchant, rebondissant, porté par toutes les thématiques qui lui sont chères et force est de constater qu'il nous livre un bien sympathique roman. Il emmène le lecteur ainsi de France en Belgique, des laboratoires de l'entreprise scientifique, que Zibal a créée, à une école de formation canine où Jules va rencontrer Victoire, une chienne. à partir de là, telle un chien, l'imagination de Didier van Cauwelaert est bondissante, rapide, forte. Il nous offre une promenade bien plus grande qu'un simple tour du pâté de maisons.

La promenade m'a tenu en haleine puisque je l'ai faite d'un trait, sans marquer de pause.

Un chouette moment de lecture.

 

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