UA-63729103-1

29 juillet 2017

Le Roman d'Héliopolis - Amélie d'Arschot Schoonhoven - Avant-propos éditions - 204 pages - Mai 2017

le roman d'héliopolis.JPG

L’un avait les moyens de ses ambitions et une envie de briques issue de cette passion de la truelle qui le prenait aux tripes, l’autre était réputé pour glisser un doigt dans toute affaire juteuse conclue en Égypte.

Edouard Empain, c’est une locomotive avec un chauffeur qui veut brûler les feux à vive allure. Il s’est fait seul.

Boghos Nubar, quant à lui, il doit peiner pour imposer son prénom. C’est son père qui est célèbre en Égypte et au-delà des frontières.

Ces deux-là devaient se rencontrer. 

Héliopolis fut bien plus qu’une superbe ville, elle a représenté tout un art de vivre et un esprit de tolérance permettant aux différents cultes de se côtoyer. Un tableau vivant d’une époque révolue, une parfaite maîtrise du sujet rendent le récit captivant. Au travers des lignes se dessine, comme des hiéroglyphes, la passion qu’éprouve l’auteure pour l’Égypte.

 

Mais pour le chroniqueur qui signe le présent billet, Héliopolis et plus précisément le Palace Hôtel qu’Edouard Empain avait voulu le plus somptueux de son temps éveillent des souvenirs familiaux. En effet, le bâtiment, réquisitionné durant la Première Guerre mondiale pour devenir un hôpital militaire, fut le point de ralliement donné en juin 1915 au soldat australien Thomas William McKay (mon grand-père maternel) pour se présenter devant le Directeur médical des Forces armées australiennes ayant leur quartier dans ce palace. Cette anecdote toute privée qu’elle soit ne pouvait être passée sous silence !

L’auteure nous plonge ici dans les coulisses de la Grande Exposition universelle de 1900 à Paris et fait revivre, sous sa plume animée, les personnages clés de cette extraordinaire aventure : le roi Léopold II sans qui les intérêts belges en Égypte n’auraient pu se développer, les hommes d’affaires de même que les architectes de talent. Ceux-ci ont réalisé une ville sublime sur le plan architectural.

Le capitaine d’industrie Édouard Empain s’était alors associé à Boghos Nubar, fils du Premier ministre égyptien, pour acheter les premiers milliers d’hectares de terrain nécessaires.

Mais quelles étaient leurs motivations ? Où et comment Empain a-t-il eu cette idée ingénieuse ?

 

Pour la petite histoire, notons aussi que cette foi et cette envie entrepreneuriale se transmettront au fils d’Édouard, Louis Empain qui ne manquera, pas à son tour, de devenir un promoteur de l’autre côté de l’Atlantique en créant au Québec Sainte-Marguerite du lac Masson.

Une tout autre aventure elle aussi.

 

L’auteure, Amélie d’Arschot, historienne et conférencière, descendante de Boghos Nubar Pacha, nous fait revivre cette fabuleuse aventure de la construction de la ville d’Héliopolis en plein désert à quelques kilomètres du Caire en 1905.

 

Willy Lefèvre

ShowImage.aspx 21.jpg

21:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.