UA-63729103-1

28 novembre 2017

Une maison bruxelloise - Valentine de le Court - éditions MOLS - 158 pages - Novembre 2017

de le Court.jpgChère Valentine,

 

Voilà à peine plus de trois ans que vous avez fait votre apparition dans les librairies, et cela après avoir usé dix-sept paires de chaussures sur les parquets de danse.

 

À l'automne 2014, paraissait aux éditions Mols, votre premier roman « Explosion de particules ». Vous nous emmeniez sur les pas de Juliette, au cœur d'une relation amoureuse complexe et destructrice. Et dès ce premier livre, les bases de votre écriture étaient posées.

Un an plus tard sortait en librairie « Vacances Obligatoires en Famille ».

Du premier livre au second, les promesses étaient tenues, le niveau maintenu et les bases renforcées. Ne vous inquiétez pas, je finirai par en parler.

 

Pour finir ou plutôt pour continuer, devrais-je écrire, c'est votre troisième livre qui vient de rejoindre dans  les rayons des librairies, les deux premiers. Il a pour titre  «Une maison bruxelloise».

 

À la sortie de votre premier livre, je me souviens avoir écrit que celui-ci m'avait procuré du plaisir, qu'il m'avait tenu en haleine et qu'il m'avait ému. Et bien, deux tours plus tard, c'est toujours le cas et ce pour diverses raisons.

 

Avant d'en parler, je lève en quelques mots le voile sur ce nouveau livre. Une maison bruxelloise vous emmène sur les pas de Maria Fernanda qui, suite à une séparation, quitte le Brésil et vient s'installer en Belgique. Là, elle se met à chercher un emploi et tombe sur une petite annonce concernant le nettoyage d'une maison. Une maison bruxelloise. Une grande maison où Maria Fernanda va avoir bien des choses à faire, à découvrir, à vivre.

 

Avec ce troisième livre, comme je l'écris un peu plus haut, vous tenez les promesses, maintenez le niveau, renforcez les bases, et surtout vous montrez une belle fidélité aux fondements de votre plume.

 

En effet « Une maison bruxelloise », c'est d'abord une plongée dans un décor, dans une ambiance très finement travaillée. Comme votre premier livre, celui-ci sent la belgitude, le familier qui vous est cher. J'ai toujours la sensation que vous nous emmenez dans vos lieux. Ceux-là mêmes qui sont chargés en émotions pour vous. Et, d'une certaine manière, c'est un cadeau.

 

On y retrouve également votre capacité à bâtir des personnages touchants et troublants avec lesquels je me sens rapidement en empathie. Certes, ils m'agacent quelquefois par certains de leurs côtés, mais ils sont de belles rencontres. Des invitations à la réflexion au travers de leur vécu et de leur personnalité.

 

Et puis, ce qu'il y a dans vos livres, et qui me tient en haleine tout au long de la lecture, c'est la découverte de la fin, des derniers mots que vous avez choisi de poser. Vous aimez fignoler les fins, les rendre fortes. Elles sont de vrais choix. Parfois fermées, parfois ouvertes, et toujours source de réflexion et de possibilité de rebondir. De vos fins, tout comme de vos ouvertures dans vos livres, pourraient naître de nouveaux ouvrages.

 

Pour finir, ce que j'apprécie énormément dans vos histoires, c'est la manière de les écrire. Lorsque je lis vos mots, je sens le plaisir et l'excitation que vous avez eu à les écrire. J'ai l'impression que la petite fille que vous étiez, et qui devait aimer raconter des histoires, ne vous a pas quitté. Elle vit en vous, danse sur son fil, emmène votre stylo à la conquête de la page blanche.

Et sachez-le, c'est un régal.

 

Dois-je vous dire que j'attends le quatrième avec impatience, afin de le lire en une nuit, comme les trois précédents ?

 

Au plaisir

 

11811487_10207299380708733_458479829133566320_n - Copie.jpg

 

 

 

 

 

 

23:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.