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12 août 2017

Les livres sont des barils de brut... Sylvain Tesson

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09 août 2017

Trahir – Helen Dunmore – Mercure de France – 456 pages – 2017

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« Pourquoi est-ce que tu n’aimes pas Chopin, Kolia ?

Je ne sais pas. Il m’agace. Il essaye de faire ressortir quelque chose d’entièrement décidé à l’avance. C’est comme quand une grosse dame vous serre contre sa poitrine en vous pleurant dans le cou. »

Anna ferme les yeux en entendant les premières notes. Kolia a une technique solide, à présent, ses doigts s’activent avec précision, même l’annulaire de la main gauche qui est le plus faible, d’après lui, et le plus difficile à bouger séparément des autres. C’est grâce à cette technique qu’il contrôle aussi bien le son et que ses notes s’égrènent comme des gouttes de pluie. Sous cette averse, le nocturne gonfle et se replie comme une marée puissante.

Derrière la cloison, dans l’appartement voisin, les Malevitch s’énervent, la fouine se manifeste… « Si cela continue, nous allons devoir déposer une plainte officielle. »

 

On est à Leningrad, en 1952. Andreï, jeune et brillant pédiatre, a vu arriver dans son service un petit garçon souffrant d'un très grave cancer des os - le fils unique de Volkov. Or celui-ci n'accepte pas le diagnostic… ni le verdict !

Quoi qu'il arrive, Andreï sera coupable et donc puni.


Alors que faire, quand l'étau se referme sur lui et sa famille ? Partir dans une autre ville ? On le retrouvera. Se cacher ? C'est impossible.

Lâché par ses collègues et amis, tous contaminés par la terreur ambiante et prêts à le trahir, il risque de payer le prix fort.

 

L’auteure Helen Dunmore happe le lecteur dès les premiers mots…

Comme tous les personnages de ce récit, à quelque niveau qu’ils soient, nous sommes pris par l’engrenage d’un système totalitaire, ou nous ne savons plus si c’est un individu ou le pouvoir qui mène le jeu de la répression.

Complot et terreur… Le quotidien de toute une époque.

L’ombre du pouvoir stalinien oppresse… et le lecteur se retrouve saisi par l’atmosphère si bien restituée par l’écrivaine.

Une excellente lecture à découvrir.

 

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Très cher Gonzague - François-Xavier Van Caulaert

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Très cher Gonzague,

la nuit, la Normandie, une route, et Vous voilà parti rejoindre tous ces écrivains que Vous aimiez d'un amour qu'il n'y a pas lieu de chercher à qualifier. Un accident de bagnole... Comme Camus, comme Nimier, comme bien d'autres.
Collision avec un arbre disent les journaux. Pour le créateur de la Forêt des Livres que Vous êtes, cela pourrait fait sourire. Cela ne me fait pas sourire du tout, cela me fait même pleurer.

Votre départ va laisser un trou immense dans la littérature, et plus largement dans la culture pour laquelle Vous aviez un amour sans failles, ni limites.
Gonzague Saint Bris, Vous étiez cet être multiple et solaire, ce physique balzacien, aussi imposant, qu'impressionnant. Écrivain, journaliste, créateur de festivals et de manifestations littéraires, dandy, ami de bien des écrivains. En écrivant ces quelques mots, je me rends compte que un livre ne suffirait pas à Vous esquisser. Il y a bien sûr l'homme public, et derrière celui-là, l'homme privé, que pour ma part, je n'ai pas eu l'occasion de connaître.

J'ai adoré Vous retrouver à plusieurs reprises lors de ses quinze dernières années, et notamment lors d'une édition mémorable de Votre Forêt des Livres. Chaque moment avec Vous fut délicieux, drôle, passionnant, romanesque, simplement à Votre image.
Nous avions de belles discussions sur ces écrivains pour lesquels nous avions un amour commun : Sand, Musset, Proust, Hugo, pour ne citer que ceux-là.

Je garderai de Vous, Vos mots, Vos encouragements dans mon chemin d'écriture et de partage de la Littérature.

D'une manière ou d'une autre, Vous serez à jamais ce dandy vivant, excentrique, passionnant et passionné.
Belle route à Vous et embrassez George puisque c'est à son bicentenaire que nous avons eu la chance de nous rencontrer pour la première fois.

Merci pour tout

Votre François-Xavier

photos : copyright Willy Lefèvre

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07 août 2017

Rouget le braco - Ferdinand Hervé-Bazin - Editions Marivole - 414 pages - Mai 2017

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Louis Rouget, homme simple, pauvre et braconnier, est devenu à son insu héros de légende pour toute la région angevine, sans avoir la reconnaissance d'un Robin des Bois ou d'un Guillaume Tell.

13 février 1857, la salle d’audience de la Cour d’assises d’Angers est comble et les abords du Palais noirs de monde. C’est qu’on allait juger Rouget, le fameux braconnier de Daumeray et de Durtal, qui depuis deux ans et demi, dans le pays boisé du Baugeois et de La Flèche, tenait tête à la force publique !

Le 9 juillet 1854, Louis Rouget blesse deux gendarmes alors qu’il était interpellé en forêt. C’est le début d’une formidable aventure où le braconnier, réfugié au fin fond des bois, aidé de ses amis et des fermiers de la région, pour qui il est une sorte de héros. Il échappe à la traque dont il fait l’objet. Il sème la gendarmerie, la police et les trois compagnies d’infanterie de ligne envoyées à sa poursuite. Cette chasse à l’homme à cent contre un prend fin le jour où Rouget est trahi par une fiancée éconduite… Tour à tour roman policier et chronique des moeurs paysannes en Anjou sous Napoléon III, Rouget ou le braconnier d’Anjou tiendra le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

Ferdinand Hervé-Bazin, grand-père de Hervé Bazin, est le premier à s'intéresser à cette figure locale, dans un roman publié en 1949 sous le pseudonyme de Charles Saint-Martin.

Un roman historique haut en couleurs qui plonge le lecteur dans la joie d'une écriture riche des parfums du terroir.

 

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