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22 janvier 2018

Le roi, Donald Duck et les vacances du dessinateur – Patrick Roegiers – Grasset – Janvier 2018

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Bord du Lac Léman, juillet 1948.

Du brochet à toutes les sauces…

Nous sommes en Suisse, pays de l’horloge.

Si l’adage selon lequel les Allemands sont en avance, les Français en retard et les Suisses à l’heure juste… Observons que pour un Suisse, être à l’heure, c’est déjà être en retard.

Léopold était né le 3 novembre en 1901, Georges, le 22 mai 1907 à 6h30 du matin… et, pour le lecteur que je suis, le plus discret, né un 22 septembre, celui qui va tout orchestrer, qui va le plus m’amuser, je l’appellerai l’instant de cette chronique Pat-aiR.  …

Et d’air il n’en manque pas…

« Coin-coin ! »

Marcher c’est penser. « Les grandes idées naissent au grand air », disait Nietzche, que les deux premiers susnommés n’avaient pas lu.

Le premier, roi, plus pour longtemps, toujours élégant, sportif, aimant les belles voitures et les belles femmes… avait été veuf rapidement.

L’autre, dessinateur, avait eu un premier amour déçu avec la fille d’un décorateur qui lui avait refusé sa main et qui s’appelait… Milou.

Notre Pat-aiR va alors construire un récit époustouflant, nous embarquant dans une nacelle, nous laissant voir et entendre ce que les protagonistes vont se confier, s’échanger…

Le balancier de cette vieille horloge suisse est alors soulevé par une plume… mais pas celle d’un volatile.

Un de ces appendices tégumentaires, taillé pour décrire l’instant, suspendre le temps, briser les diktats de l’écriture… sifflera l’air comme la flèche figeant la pomme !

Le tout sur le rythme effréné de la célèbre Ouverture de Guillaume Tell de Rossini, l’inventeur du tournedos.

 

A l’apogée de son talent, lâchant des perles cristallines, des trilles, des roulades, envoûtant ceux qui jouissent de son écriture, châtiant ses détracteurs, châtrant les tenants du plaisir solitaire qui restent seuls admiratifs de leurs scribouillages, Pat-aiR, Patrick Roegiers pour enfin le nommer, use à nouveau de son style flamboyant.

Gageons que l’on va encore beaucoup jaser dans les salons des Académies.

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21:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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