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19 mars 2018

Toutes les îles et l'océan - Jean-Pierre Orban - Mercure de France – 288 pages – Février 2018

toutes les îles et l'océan.JPGDans les années 1960, Adèle, 25 ans, vit une passion avec Sainto, un homme qu'elle a rencontré à Paris. Après trois jours de relation, ce dernier disparaît sans laisser d'adresse.

Enceinte, elle entend bien retrouver le père de son enfant à naître.

Quelques indices la conduiront vers le Congo, pays à feu et à sang alors en pleine insurrection indépendantiste.

Sa quête commence par la lente remontée du fleuve Congo...

Ce fleuve, ogre couché qui régurgite son pays.

« Elle le vit venir à elle, Il portait, et c’était rare dans la capitale, un boubou et le bonnet des musulmans. Il flottait, ce boubou, et cette apparition lui semblait être plus celle d’une étoffe que d’un homme. »

Lui, « s’il aimait venir au débarcadère, c’était que pour l’observation il y avait matière. L’agitation à l’approche d’un départ ou d’une arrivée, l’agglutinement des gens et des marchandises, le brouhaha au moment de l’accostage, toute cette animation le ravissait… Et les quelques silhouettes inhabituelles dont il essayait de deviner le pourquoi de leur présence… »

Comment lui expliquer qu’il était, lui, non pas un de ces petits magouilleurs, mais une sorte de sage attentif aux modulations du temps et de l’espace et y réagissant quand il estimait devoir le faire ?

Pour tout dire, il était inquiet pour elle.

Elle regarda donc l’homme avec suspicion, mais aussi en s’en voulant de déjà se méfier de ces hommes dont elle ne savait comment les appeler.

 

Le vieil homme regarda la femme se fondre dans les passants et s’effacer peu à peu. Peut-être se dit-il qu’elle disparaissait déjà.

 

L’Afrique est mystérieuse. Vous pensez tout deviner d’elle après quatre jours, quarante ans ne suffiront pas…

Les rêves étaient des excursions sur des terrains périlleux.

Et cet enfant, sauvé des eaux…

L’enfant était à la fois sauvé et produit d’un fleuve. Un fleuve dont on voyait, se souvenait Adèle, la trace qu’il charriait loin dans l’océan.

 

Madame Benichou, c’était le nom de la voisine, alla lui acheter un couffin qu’elle appelait avec tendresse uniquement moïse…

 

Des années plus tard, ce fils enquête sur l'histoire de ses parents.

Une odyssée poignante.

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