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Tempête blanche

Tempête blanche

Auteur : PRESTON & CHILD

Éditeur : L'ARCHIPEL

Année : Mai 2014

1876. Les corps mutilés, démembrés, décharnés sont éparpillés dans la montagne surplombant Roaring Fork. Les quelques restes des mineurs présentent des traces de morsures qui lacérèrent même les os. La peur et l’épouvante de rencontrer le grizzli mangeur d’hommes régnait au sein de cette communauté exploitée honteusement par des sociétés minières peu scrupuleuses de la vie de ses ouvriers.
30 août 1889. Le jeune docteur Arthur Conan Doyle est blême. L’homme assis face à lui dans le restaurant du plus ancien des grands hôtels de Londres avait une physionomie peu commune. D’une stature bien supérieure à la moyenne, les traits épais, les cheveux anormalement longs, séparés par une raie et rejetés en arrière. Quant à son apparence, elle dépassait l’excentricité et confinait à la folie. L’énorme orchidée blanche qui pendait lourdement à la boutonnière de son gilet couleur fauve donnait l’impression de vouloir perdre son nectar à tout instant. Et le récit que lui faisait cet Oscar Wilde le tétanisait. Cette histoire si effroyable, dit Wilde, on me l’a narrée il y a quelques années alors que je me trouvais en tournée de conférences en Amérique. Lorsque je fis une halte à Roarin Fork, un vieil homme usé, ou peut-être éclairé, par l’abus d’alcool, me prit à part et me conta ce qui suit…
Epouvanté par l’histoire qui lui était ainsi révélée, Doyle fit tomber sa chaise et traversa la salle d’une démarche mal assurée en direction des toilettes. Sur son visage livide se lisait une expression d’horreur et de dégoût indescriptible.
Hauteurs du Cap-Ferrat, au cœur de la Côte d’Azur. L’homme est allongé dans une méridienne de soie damassée. Son visage, d’une blancheur irréelle, semble sculpté dans un bloc d’albâtre. Les cheveux blonds tirant sur le blanc et ses yeux bleu argenté lui donnent des allures d’extraterrestre. L’homme en costume noir posa les yeux sur l’enveloppe, leva la main d’un geste languissant. Comme au ralenti, l’inspecteur Pengergast, en congé sans solde du FBI, la prit entre ses doigts aux ongles longs et manucurés, et déplia la lettre qu’elle contenait. Il reconnut l’écriture de sa protégée, Corrie Swanson, étudiante de l’Institut John Jay de justice criminelle. Corrie s’étant confiée auprès de William Bloom, le vieil archiviste du célèbre musée Rouge de l’Institut sur son souhait de travailler sur des squelettes présentant des lésions perimortem, ou post mortem. Celui-ci l’aiguilla sur un fait divers qui défrayait la chronique de Roaring Fork, station huppée du Colorado : le transfert contesté des squelettes de huit prospecteurs tués par un ours grizzli, et retrouvés dans un ancien cimetière du Colorado. Bloom lui demanda d’une voix râpeuse si elle avait déjà entendu parler des Irréguliers de Baker Street ? Club très fermé de fans de Sherlok Holmes…
Les congés d’hiver venant de commencer, Corrie termine sa lettre à Pendergast en lui annonçant son départ pour le Colorado. La découverte d’un fait divers horrible dans le journal intime d’Arthur Conan Doyle lui offrait l’objet même de sa thèse. D’autant que Doyle tenait l’histoire d’Oscar Wilde, croisé lors d’un diner à Londres en 1889…
Corrie ne s’attendait pas à ce que ses recherches contrarient les riches propriétaires des anciens terrains miniers dans leurs projets immobiliers douteux. Peu de temps après son arrivée, un pyromane s’acharne sur plusieurs chalets cossus, causant la mort de leur riches occupants…

Note : 7/10

Babelio

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